8 mars journée de la femme !

8 mars Journée de la femme, voici quelques lignes publiées en réaction à ma lecture d’un article de Leïla Slimani dans le mensuel Zadig www.zadiglemag.fr N°5  à propos de l’affaire Adèle Haenel ….
Amitiés à toutes et tous 
Pierre 


Bonjour Madame Leïla Slimani
j’ai lu avec intérêt vos pages titrées L’affaire Adèle Haenel, et je me permets ces quelques lignes. Le combat, et je ne vois pas d’autre mot, que vous menez, vous les femmes, vous ne pouvez pas le gagner sans les hommes. En dénonçant les agressions à leur égard, les filles doivent transmettre aux autres filles, comme aux garçons, la force de parler, de dénoncer les actes de violences, de viols, de crimes faits à l’égard des enfants et des femmes par ceux, auteurs d’agressions par leur seule différence de force physique. Il faut regarder la laideur, pour la distinguer et la condamner comme il est dû dans une société démocratique de droits, de devoirs, de libertés et de responsabilités. Le premier acte est dans le contenu de l’éducation et formation qui commencent à la naissance. On est un homme, une femme, parce que l’on sait partager, respecter s’enrichir de nos différences. Battons-nous pour les différences qui valorisent les conduites des femmes et des hommes, ensemble dans une société de paix et de bonheur de vie pour le plus grand nombre Merci pour vos lignes Pierre Caro retraité professionnel.

Ainsi va le Monde !

Ainsi va le Monde
aucune intention d’écrire comme notre ami Didier, simplement pour le remercier de son recueil “Ainsi va le monde” Chroniques philosophiques de la vie moderne 2008- 2018- que je lis avec beaucoup de plaisirs et d’acquisitions. Simplement je voudrais participer, partager.

Vous le savez je consacre ma retraite, depuis 1997, à un travail de réflexions et actions sur les conséquences d’un long vieillissement, persuadé, chaque jour davantage, que c’est un fait d’importance essentielle dans “une société mondiale où nous sommes toujours plus nombreux et plus âgés”.

En 1997 j’entrais donc dans la catégorie des personnes âgées (l’Organisation Mondiale de la Santé – OMS – définit une personne âgée à partir de soixante ans) … sans conviction de l’être !

Lors de mes interventions sur “les conséquences d’un long vieillissement” une question revient régulièrement : « pourquoi vous présentez-vous comme retraité professionnel” ?
Plusieurs raisons, dont sans doute la plus essentielle, je suis en bonne santé, bien entouré, assuré d’une pension minimum, et depuis le temps de mon apprentissage j’ai toujours eu plaisir à travailler avec le sentiment d’apprendre tout au long de ma vie.
Pourquoi je devrais changer ce mode de vie équilibré, harmonieux, entre ma vie familiale et amicale, mes loisirs et repos, un travail choisi appris compris et entrepris – que je qualifie de vaccin contre un vieillissement trop rapide – dans un développement personnel et collectif ?
Est professionnel celui « qui exerce régulièrement une profession, un métier, par opposition à amateur. Qui exerce une activité de manière très compétente » Dictionnaire Larousse
J’ai prétendu – j’ai créé « retraité professionnel »- mener un travail structuré, permanent et régulier chaque jour, de façon professionnelle, avec compétences acquises, renouvelées et développées, dans une conduite éthique et responsable, vers un objectif déterminé qui est un fait de société : le long vieillissement.
Nous sommes « condamnés » à « prendre de l’âge » ensemble, autant y penser en amont, plutôt jeune que trop vieux !
Pour cela j’ai besoin de continuer d’apprendre et de partager idées, savoirs, expériences, réussites et échecs afin de les multiplier et m’enrichir d’échanges en réciprocité avec toute personne intéressée, jeune ou âgée.

C’est la condition de nombreux retraités, ils s’engagent de façon responsable, avec compétence, pour animer, gérer, entraîner, enseigner…, ils demeurent des professionnels et sont connus et reconnus compétents.
Je suis également « amateur » lorsque, par exemple, je bricole, jardine ou que j’essaie d’apprendre à jouer d’un instrument de musique ou m’exerce à chanter… mais, c’est pour moi, voire pour mes proches.
Nous sommes toutes et tous « retraités.es actifs.ves », mais nous pouvons choisir des moments d’inactivité dans nos modes, conditions, et environnements de vie.
Ainsi donc, si vieillir est le déroulement normal de la vie, le danger, aujourd’hui, est la non anticipation de ce dernier tiers de vie, 60/ 90 ans, possible, demain 70/105 ans, probable.
Anticiper c’est « prévenir, devancer » (Littré) c’est penser pourquoi et comment protéger la bonne santé et l’autonomie, partager des intérêts personnels et collectifs dans des rencontres, projets, envies, passions… en participant à la construction d’une société de paix et de bonheur entre et avec quatre, cinq générations, dans le métissage des populations du local au mondial.
En m’inscrivant « retraité professionnel » je m’engage, pour les vingt prochaines années, dans cette entreprise de construction de demain.
Rejoignez nous !
Pierre Caro
Retraité professionnel
chercheur autodidacte retraite et long vieillissement.
Blog professionnel : bienvieillirlongtemps.fr

La vieillesse n’est pas une maladie … heureusement !

Publié sur mon blog professionnel, je viens d’ouvrir, Bien Vieillir Longtemps : bienvieillirlongtemps.fr

La vieillesse n’est pas une maladie … heureusement !
– « Il y a deux ans, le Néerlandais Emile Ratelband, a entamé une action en justice pour que sa date de naissance passe du 11 mars 1949 au 11 mars 1969 sur son état-civil. Ses arguments : l’annonce de son âge, qu’il ne paraissait pas, lui portait préjudice sur les réseaux sociaux de recherche d’emploi et sur les sites de rencontres. Et, ajoutait-il, « puisque nous avons le droit de changer de genre et de nom, pourquoi pas d’âge ? » Il a été débouté….Ce qui se prolonge ce n’est pas le grand âge, mais une sorte de nouvel âge moyen. Au Royaume-Uni, un retraité sur quatre retourne au travail, pour des motifs financiers, aussi pour retrouver le sentiment de l’utilité et échapper à la solitude. Beaucoup se sentent aujourd’hui à 70 ans dans la même forme physique qu’autrefois à 40 ans » Extrait de Prospective Janvier 2020
– « De tout temps, on a parlé de « sénilité ». Mais aujourd’hui, avec l’augmentation de l’espérance de vie, le regard sur les personnes âgées souffrant d’un déficit cognitif lié tout simplement au vieillissement cérébral a changé. Et avec lui, le diagnostic de la maladie d’Alzheimer, qui s’est considérablement étendu. Poser l’étiquette « Alzheimer » sur une personne ne fait qu’exprimer l’horreur qu’inspire le vieillissement à une société qui se croit éternellement jeune. Et à en exclure une partie de la population, nous dit Alain Jean, médecin généraliste et gériatre hospitalier, dans ce livre dérangeant et bouleversant. En nous faisant partager avec une profonde empathie ce que ressentent des personnes très âgées pour qui présent et passé se mêlent, deviennent de plus en plus flous, il aborde un débat plus que d’actualité : à force de vouloir maîtriser à tout prix la vieillesse et la mort, n’est-ce pas la médecine qui perd la raison ? » Extrait Alain Jan médecin généraliste et gériatre hospitalier. La vieillesse n’est pas une maladie. Alzheimer un diagnostique bien commode . Albin Michel 2015
– Si octogénaires nous ne sommes « Plus si jeunes mais pas si vieux » nous pouvons agir pour donner du sens, de l’utilité et de l’agrément à l’allongement de la vie, aux personnes vieillissantes, autour de la 2eme étape de la retraite » extrait Old Up Association
Ces trois extraits traduisent presque entièrement mon « souci » lors de mon entrée en situation de retraite, 1997, j’espérais trente, quarante ans avant d’être, peut-être, vieux, et j’avais choisi un temps d’apprentissage pour essayer de répondre à : « pourquoi ? » « comment ? » je devais penser, construire ce long temps de vieillissement en bonne santé.
Demeurer jeune, impossible ; devenir sénile, je souhaite l’éviter ; donner du sens à mon dernier tiers de vie, c’est mon engagement premier afin de demeurer autonome dans mes choix d’expressions, de modes, de conditions, d’environnement de vie.
J’ai choisi d’apprendre tout au long de ma vie pour comprendre et entreprendre ce long vieillissement dans un équilibre harmonieux entre mes relations familiales et amicales ; mes repos et loisirs ; un travail choisi, appris, compris et entrepris pour demeurer citoyen dans une conduite « éthique et responsable » entre et avec quatre, cinq générations, dans le métissage des populations, l’ouverture et l’intérêt à construire la paix et le bonheur pour le plus grand nombre, pour comprendre sans en devenir esclave, les changements irrémédiables dus aux applications des progrès scientifiques, techniques, numériques… dans mes environnements de vie.
J’entreprends ma deuxième moitié de retraite 2020-2040 dans cet état d’esprit.
Rejoignez-nous, partager ne fera que multiplier nos idées, nos projets, nos responsabilités … pour une société mondiale où nous sommes toujours plus nombreux et plus âges !
Merci
Pierre Caro
retraité professionnel, chercheur autodidacte retraite et long vieillissement.

-Quelques chiffres. En 1939 : 580 000* naissances, nous sommes 413 000* octogénaires aujourd’hui ; et nous comptons 21 000 centenaires (2016) dont un sur deux vit au domicile ! 876 000* naissances en France en 1970, 270 000* seront probablement centenaires. * chiffres arrondis Ined.

Les vieux face aux innovations !

Les vieux* face aux innovations
“Les pays vieux sont-ils capables de s’adapter aux innovations qui vont jaillir dans le monde » une interrogation de Alfred Sauvy dans un entretien en 1974, alors que deux phénomènes dominent la transformation des populations : d’une part une combinaison de forte fécondité et de mortalité déclinante dans les pays pauvres, d’autre part une fécondité et une mortalité faibles dans les pays riches. Une structure « jeune » serait un facteur de progrès et de dynamique !
Cependant, l’hygiène et la médecine n’ont pas cessé de freiner le vieillissement individuel, de sorte qu’il n’est pas si sûr qu’une population à structure plus  » âgée  » s’adapte moins vite qu’une population à forte proportion de  » jeunes « .
Les stéréotypes ne laissent pas de place aux retraités bien portants. Les concepts de vulnérabilité, de dépendance, de sénilité et de déprise caractérisent aujourd’hui les retraités, alors que l’âge moyen d’entrée dans la grande dépendance, se situe autour de 83 ans, selon le Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie (CNSA).
« Tout vieillissement est à situer dans un contexte socio-économique, culturel, familial, individuel et collectif, à comprendre par rapport à l’histoire d’un sujet sans cesse en développement.» (Nicole Rascle et Jean Bouisson 2011).
Nous sommes plus de 16 millions de retraités en France aujourd’hui, 15 000 centenaires, 9 sur 10 sont des femmes, un sur deux vit à son domicile, ils pourraient être 200 000 en 2060… une majorité, probable, en santé suffisante pour demeurer autonome, en capacité d’exprimer leurs choix de modes et conditions et environnements de vie.
Il est nécessaire d’axer le discours sur le vieillissement vers d’autres thèmes que la dépendance, la maladie ou la vulnérabilité
Nous devons, les plus qu’octogénaires d’aujourd’hui, première génération à avoir plus de vingt années d’expérience de vie en retraite et long vieillissement, nous mobiliser pour montrer à nos cadets que l’un des dangers de cette société est dans la non anticipation de ce long temps de vieillissement, ce dernier tiers de vie, 30 ans / 90 ans et demain sans doute 35 ans / 105 ans et plus.
Nous devons construire avec eux une vision pérenne et saine de leur retraite dans un projet de vie pensé, choisi, appris, compris et entrepris en se donnant les capacités de partager un apprentissage tout au long de la vie entre quatre, cinq générations.
Nous nous trouvons aujourd’hui à un tournant, avec les premières générations de retraités habituées et intéressées par les technologies numériques. En 2020, plus de 50% des salariés utilisent le digital depuis leur naissance, en 2030, ils seront 75%. C’est aujourd’hui un moyen indispensable de communication, avec un danger 43% ne disposent pas d’une connexion internet à leur domicile, et 40% seulement sont équipés d’un smartphone. Très loin des standards du reste de la population, suréquipé et ultra-connecté, une cause d’isolement qu’il faut prendre en compte pour ne pas ajouter aux différences humaines, sociales et économiques regrettables et négatives.
Ces nouveaux « vieux » tendent à bouleverser les modèles sociaux admis jusqu’à maintenant.
Selon Amandine Brugière et Carole Rivière, dans Vieillir grâce au numérique « l’appropriation des nouvelles technologies par la famille est déterminante dans l’apprentissage de ces dernières par le senior. Plus la famille y a recours, et plus le retraité aura d’occasion d’apprendre… l’imitation augmente la confiance en soi et change la perception de la complexité en levant les inhibitions d’apprentissage ».
Pour conserver et développer les relations entre les générations, il est nécessaire et indispensable que chacune participe avec intérêt, soit encouragé, à apprendre pour comprendre les applications qui vont changer les modes et conditions de vie en société.
Dans le cadre du « bien-vieillir », l’intelligence artificielle se développe sous forme de robots, d’assistance virtuelle, d’objets connectés, d’appareils d’apprentissage… Si au début, on avait cru que l’approche de ces technologies serait difficile auprès des personnes âgées, la réalité est autrement. Les seniors adoptent l’intelligence artificielle de façon positive et sont curieux quant à leur utilisation dans la vie au quotidien.
Apprendre tout au long de la vie n’a jamais été aussi essentiel, important, indispensable, afin de demeurer citoyen responsable. Personnellement je suis un inconditionnel des Formations Universitaires Numériques, FUN ? Gratuites et ouvertes à tous…. mon denier cours commencé : « L’intelligence artificielle pour tous » un bonheur qui m’aide à comprendre une part des changements qui vont bouleverser ma vie… mais dont j’aurai conscience. Ne pas comprendre est le pire pas vers l’esclavage intellectuel.
J’ai créé ce blog bienvieillirlongtemps.fr pour échanger avec vous.
Vos remarques suggestions, critiques nourriront mon travail de « retraité professionnel » merci
Pierre – retraité professionnel

* mais à quel âge l’est-on ? Avant 50 ans pour certains, après 90 ans pour d’autres !

MM  XX
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I
Deux mille et vingt vœux
heureux pour vous et vos proches.
Que cette année soit celle de la paix
sur tous les territoires du monde,
le partage d’un long temps de vieillissement …

…une chance pour chacun.e, et pour les sociétés,
par le sens, l’utilité, la prise de conscience
des nécessaires et indispensables participations
éthiques et responsables des aînés !

Pierre Caro retraité professionnel

Le travail dans un vieillissement au long cours… !

« Le travail choisi, appris, compris, entrepris avec plaisir, est le meilleur vaccin contre un vieillissement trop rapide » Expérience personnelle après 22 années de retraite

Lorsque l’on parle travail, on pense à celui nécessaire pour les études, pour apprendre un métier, une profession nécessaire, voire utile, pour entreprendre une carrière professionnelle afin de « gagner sa vie », pour assurer les besoins d’un foyer, par exemple.
Travailler permet d’acquérir des savoir être, savoir-faire, de partager des expériences, des réussites et des échecs, dans une vie personnelle et collective.
A l’opposé, le chômage est une situation regrettable, source d’échec de vie personnelle, familiale et sociale, de perte de dignité, qui risque de faire passer de l’état de pauvre à celui de pauvre homme ou pauvre femme, ce qui est plus grave en conséquences.
Dans les temps antiques, seuls les esclaves étaient contraints à l’obligation de travailler… jusqu’à leur mort.
Aujourd’hui sont esclaves ceux.celles qui ne trouvent pas le bonheur de vivre dans la dignité durant leur carrière professionnelle, et, conséquence, dans un long temps de retraite et vieillissement possible, … de plus en plus probable.
Monsieur le Haut Commissaire, œuvrons ensemble afin que le travail, celui tel que je le conçois et le pratique depuis plus de 60 ans, devienne « l’outil » des femmes et des hommes qui veulent construire une société sans esclaves.
Je mets à votre disposition 40 années de carrière et 20 en situation de retraite et long vieillissement.
Respectueusement votre
Pierre Caro
retraité professionnel
chercheur autodidacte retraite et long vieillissement

Éthique et responsabilité d’aîné retraité !

Depuis ces vingt premières années de retraite, je me suis rendu compte que l’éthique et la responsabilité ne pouvaient, ne devaient, qu’être partagées.
Ma conduite éthique d’arrière-grand-père, n’a aucun intérêt si je veux vivre isolé de mes proches, de la société en général, en m’enfermant chez moi, sans penser que je pourrais avoir besoin d’un accompagnement physique ou mental, dans mon long temps de vieillissement, par exemple !
Ma responsabilité de citoyen, retraité, n’a de sens que dans mon engagement à conserver, développer, mes moyens et capacités à participer en demeurant autonome de ma liberté de m’exprimer dans mes modes, conditions, environnements de vie entre et avec quatre, cinq générations, le plus longtemps possible.
Mais pour partager, il faut pouvoir échanger, me faire comprendre et être compris des autres.
Je ne connais qu’une réponse : continuer d’apprendre tout au long de ma vie pour acquérir, développer mon esprit critique afin de construire les conditions les plus adaptées possible à mon long temps de vieillissement.
Apprendre c’est m’interroger sur ma conduite, celle avec les autres et la société dans les mixités d’âges, de professions, de compétences et spécialisations… pour me nourrir des réflexions-actions publiques, promouvoir les richesses personnelles et collectives, m’ouvrir sur les façons de regarder le monde tel qu’il est, travailler pour le mener vers ce que j’aimerais qu’il soit.
Un exemple parmi mes préoccupations compte tenu des situations actuelles dans le monde : la violence.
Le mot vient du latin vis, qui désigne l’emploi de la force sans égard à la légitimité de son usage
Selon l’OMS, la violence est l’utilisation intentionnelle de la force physique, de menaces à l’encontre des autres ou de soi-même, contre un groupe ou une communauté, qui entraîne ou risque fortement d’entraîner un traumatisme, des dommages psychologiques, des problèmes de développement ou un décès.
La violence, selon Simone Weil, « c’est ce qui fait, de quiconque lui est soumis, une chose1 ». Pour Jean-Marie Muller « La violence blesse et meurtrit l’humanité de celui qui la subit2 ». Pour Isabelle et Bruno Eliat « la violence commence dès qu’il y a non-respect de la dignité d’un homme3 »

Et pour moi la pire des violences : celles faites aux enfants et aux femmes.
Je vois les femmes s’organiser pour défendre les droits au respect, à la dignité, à leur égalité devant les lois.
Qu’est-ce que je fais ? Qu’est-ce que je peux faire ?
Je ne vois qu’une réponse : continuer de partager ma vie dans une conduite éthique et responsable, que l’on me reconnaisse comme tel, laisser ma porte ouverte… en confiance, la pire des situations, à mon âge, me semble-t-il, demeurant l’indifférence.

Amitiés à toutes et tous
Pierre Caro
retraité professionnel

1 – Simone Weil, La Source grecque, Paris, Gallimard, 1953, p. 12-13. Précisons que S.Weil

2 – Jean-Marie MULLER, Le Principe de non-violence. Une philosophie de la paix, éd. Desclée de Brouwer, Marabout, 1995, p. 36.dans ses écrits confond force et violence.

3 – Isabelle et Bruno ELIAT-SERCK (2011), Oser la relation, Exister sans écraser, éd. Fidélité – Chronique Sociale, 2e éd.| p. 20-25.

 

 

L’insurrection des consciences1 : les retraités et aînés2 « spectacteurs3 » !

L’insurrection des consciences1 : les retraités et aînés2 « spectacteurs3 » !

Ils sont riches de leurs expériences personnelles et professionnelles ; dégagés des contraintes de production, d’un temps de travail imposé, parfois d’une hiérarchie difficile ; capables de transformer leurs connaissances en outils « utiles » pour les décennies prochaines ; conscients de leurs rôle et place d’aînés entre et avec quatre, cinq générations ; alors qu’ils pourraient représenter près du tiers de la population mondiale vers 2050 – 2060 (c’est demain) dans une possible espérance de vie en bonne santé de trente, quarante ans et plus…

les retraités et aînés sont devenus les « spectacteurs » de la société.

Si le citoyen dans sa carrière professionnelle est acteur producteur de biens et de services, les retraités et aînés, sans l’obligation de travailler, ne peuvent plus être, seulement, spectateurs consommateurs.

Le temps de la retraite est devenu une nouvelle étape d’un quart ou d’un tiers de la vie possible.

Les différences et divergences de situations légales entre le temps de la carrière et celui de la retraite doivent constituer des richesses qui permettent aux uns et aux autres, de développer d’une manière éthique et responsable leurs engagements réciproques de vivre ensemble car, « Nous avons une même destinée humanitaire dans une communauté de destin » Patrick Viveret (je pense)

Les retraités et aînés doivent prétendre maintenir et développer leur rôle et leur place d’aîné responsable.

Ils ne peuvent le faire qu’en demeurant des professionnels connus et reconnus.

Les politiques ne facilitant pas l’oeconomie « …des règles du jeu de la production et de l’échange qui puissent tout à la fois assurer l’épanouissement des êtres humains, l’équité entre les sociétés, la sauvegarde de la biosphère et des droits des générations futures4 » c‘est par le dialogue que doivent naître les questionnements personnels. C’est en nous-mêmes que les questions émergent face à nos expériences et qu’apparaissent nos différences.

Que pouvons-nous faire ?

D’abord ne pas confondre complexité et complication dans les rapports entre ceux qui vivent leur carrière et ceux qui vivent leur retraite. Ceux-ci connaîtrons, je leur souhaite, le quart ou le tiers de leur vie en retraite et vieillissement. Ils doivent en avoir conscience aujourd’hui afin d’apprendre à en maîtriser les conséquences.

Ensuite savoir que l’allongement de l’espérance de vie au-delà de soixante ans, vécu dans la santé et la dignité, est une richesse mondiale et universelle pour peu que les citoyens et les Etats en soient conscients, qu’ils se la partagent d’une manière éthique et responsable.

Nos contes, légendes et coutumes nous rappellent que l’aîné, sachant qu’il est le sage, continue d’apprendre pour comprendre et choisir afin de montrer l’exemple par ses valeurs de sagesse devant les démesures, la non-violence (qui n’est pas le refus du conflit) et pour la joie de vivre heureux ensemble.

L’insurrection intelligente nous appartient. Pensons à nous et aux générations futures.

Vos critiques, remarques, suggestions… nourrissent mon travail Merci

Pierre Caro

retraité professionnel


1 – Terme emprunté à Pierre Rabhi

2Retraités et aînés femmes et hommes ; Aîné : le ou la plus âgé (e), car qu’est-ce qu’une personne âgée ?

3Spectacteur : spectateur/acteur

4Pierre Calame. Essai sur l’oeconomie. Editions Charles Léopold Mayer – 2009 – page 13